La milice des trois rivières est la première milice coloniale du Régime français et fut instituée en 1652 à Trois-Rivières par Pierre Boucher, et composée des simples habitants qui peuplaient alors la colonie. Elle est une noble institution aux nombreux faits d'armes, tout au long de ses cent ans d'existence.



Ces hommes, âgés de 16 à 60 ans, devaient prendre les armes lorsque l'occasion se présentait. L'usage voulait qu'une fois par mois, le capitaine de milice de la localité fasse l'exercice des armes en vue d'assurer la défense adéquate de la communauté. Lors des périodes de conflits, les miliciens devaient être en mesure de pratiquer les manœuvres au même titre que les troupes de terre.

La milice canadienne de l'époque reste cependant la principale institution en ce qui a trait à la pratique de la petite guerre. Lorsqu'ils ne sont pas en armes ou en expédition, les habitants vaquent à leurs occupations quotidiennes ; ils sont agriculteurs, charpentiers, aubergistes, forgerons. Bien que la milice soit soumise à la vie militaire, elle pratique la guerre d'escarmouche (à l'indienne), ce qui la détache du cadre contraignant des soldats de troupes dites réglées.